Si vous comptiez faire passer une formation ou un conseil en cybersécurité par le kmo-portefeuille, c'est trop tard. Selon VLAIO, l'agence flamande pour l'innovation et l'entrepreneuriat, le budget 2026 est entièrement épuisé depuis le 15 octobre 2026 (en néerlandais), et aucune nouvelle demande n'est possible depuis. Le gouvernement flamand a en outre décidé de mettre fin au dispositif : à partir du 1er janvier 2027, il n'y a plus d'aide pour la formation ni pour le conseil en cybersécurité. Si vous avez déjà une demande en cours, vous pouvez mener ce trajet à son terme jusqu'au 31 décembre 2027.
Une chose ne change pas, parce qu'elle n'a jamais été vraie : le kmo-portefeuille ne payait pas la réalisation d'un site internet ou d'une application. Si c'est votre projet, la fin du dispositif ne change rien à son coût.
Le kmo-portefeuille est une aide de la Région flamande, pour les entreprises établies en Flandre. Toutes les sources de VLAIO citées ici sont en néerlandais. Si votre entreprise est établie en Wallonie ou à Bruxelles, voyez la dernière partie de l'article.
Ce que VLAIO a décidé, et quand
Le dispositif a été démonté par étapes. Toutes les dates ci-dessous viennent des annonces de VLAIO.
| Date | Ce qui s'est passé |
|---|---|
| 23 janvier 2026 | Le gouvernement flamand limite le volet conseil à la cybersécurité, dans le cadre de ses économies. |
| 1er février 2026 | Le conseil sur tout autre sujet n'est plus éligible. Rien ne change pour la formation. |
| 1er octobre 2026 | VLAIO annonce que le gouvernement, dans sa déclaration de septembre, a décidé de mettre fin au kmo-portefeuille. En 2026, les demandes restent possibles jusqu'à épuisement du budget annuel. |
| 15 octobre 2026 | Le budget 2026 est épuisé. Plus aucune nouvelle demande. |
| 1er janvier 2027 | Plus de nouvelle aide pour la formation ni pour le conseil en cybersécurité. |
| 31 décembre 2027 | Dernier jour pour terminer un trajet issu d'une demande en cours. |
VLAIO n'a pas annoncé de dispositif qui le remplace. La vue d'ensemble des subsides de VLAIO le range désormais parmi les subsides clôturés, et sur la page du kmo-portefeuille, le bouton « toegang » (accès) ne sert plus qu'à suivre les demandes en cours.
À quoi servait le kmo-portefeuille
C'était une aide simple d'accès, et très utilisée : en 2025, selon VLAIO, près de 55 000 entreprises ont introduit plus de 125 000 demandes. Une PME établie en Région flamande, y compris une entreprise individuelle (eenmanszaak) ou une profession libérale, achetait une formation ou un conseil auprès d'un prestataire enregistré chez VLAIO, et le kmo-portefeuille prenait en charge une partie de la facture.
Les taux d'aide :
| Petite entreprise | Moyenne entreprise | |
|---|---|---|
| Formation (et conseil, jusqu'au 31 janvier 2026) | 30 % | 20 % |
| Cybersécurité (conseil et formation) et efficacité énergétique (formation) | 45 % | 35 % |
| Plafond par entreprise et par an | 7 500 € | 7 500 € |
Les conditions étaient strictes sur la forme. Une formation devait coûter au moins 100 € hors TVA, avec une liste de présence signée à chaque séance. Un projet de conseil devait coûter au moins 500 € hors TVA et aboutir à un rapport écrit : une analyse, le conseil lui-même et un plan de mise en œuvre. Dans les deux cas, la demande se faisait en ligne au plus tard quatorze jours après le début.
Un site ou une application n'y a jamais eu droit
La « digitalisering » (numérisation) faisait partie des huit thèmes, et on pourrait croire qu'un nouveau site internet y entrait. Ce n'était pas le cas. Sur sa page consacrée à ce thème, VLAIO énumère ce qui n'a jamais été éligible :
- les trajets de développement informatique ;
- les trajets d'implémentation informatique sans conseil écrit préalable ;
- les frais de helpdesk ;
- les contrats de maintenance.
Dans ce thème, le kmo-portefeuille payait l'apprentissage et le conseil : une formation Excel ou Photoshop, une formation sur la protection de vos systèmes contre les attaques, et jusqu'au 31 janvier 2026 un conseil écrit en numérisation donné par un prestataire enregistré. La réalisation elle-même, qu'il s'agisse d'un site, d'une application web ou d'une application mobile, restait toujours à votre charge. Le conseil en matière de subsides était exclu lui aussi.
Si un prestataire vous a dit un jour que votre site serait « en partie payé par le kmo-portefeuille », demandez ce qui était subsidié exactement. S'il s'agissait d'une formation ou d'un rapport de conseil fourni à côté de la réalisation, cette partie pouvait être éligible. Le développement, non.
Si vous avez une demande en cours
Vous pouvez la mener à terme. Selon VLAIO, les PME qui ont une demande d'aide en cours peuvent terminer leur trajet jusqu'au 31 décembre 2027. Le suivi se fait toujours via le bouton « toegang » de la page du kmo-portefeuille, avec la même connexion qu'avant.
Deux points pratiques tirés des règles de VLAIO :
- Selon les conditions, la formation ou le conseil devait être payé avant le 31 décembre de l'année qui suit la demande d'aide. Pour une demande de 2026, c'est le 31 décembre 2027, la même date que la fin du trajet.
- Si vous arrêtez une demande, votre part propre est remboursée selon le scénario décrit sur cette page. Mais l'arrêt de la demande ne met pas automatiquement fin à votre contrat avec le prestataire. Relisez donc ce contrat d'abord.
Ce qui reste ouvert en Flandre pour un projet numérique
Pour la formation et le conseil, VLAIO renvoie lui-même à deux choses. Les frais de formation liés à votre activité professionnelle restent fiscalement déductibles, et la banque de données d'expertise de VLAIO recense toujours des formations, des conseils et des accompagnements, désormais sans subside.
Deux aides de VLAIO liées au numérique figurent aujourd'hui parmi les subsides disponibles sur sa page des subsides :
- Les trajets d'amélioration de la cybersécurité (cybersecurity verbetertrajecten). Un prestataire agréé analyse votre cybersécurité et, selon la formule, vous aide à corriger ce qu'il trouve. VLAIO prend en charge 50 % pour les PME, sur des trajets de 7 100 € à 39 000 € hors TVA. C'est là qu'est passé le conseil en cybersécurité du kmo-portefeuille.
- Le projet de développement (ontwikkelingsproject) : une aide pour une innovation qui oblige votre entreprise à acquérir de nouvelles connaissances, comme une nouvelle technologie, un prototype ou une phase pilote. Selon le résumé de VLAIO, l'aide va de 25 à 50 % du projet, avec un minimum de 25 000 € et un maximum de 3 millions €. Un site d'entreprise classique n'y entre pas. Un produit réellement nouveau, peut-être, et ce sont alors les conseillers d'entreprise de VLAIO qu'il faut consulter.
La kmo-groeisubsidie (subside de croissance pour PME), souvent citée dans la foulée, est elle aussi supprimée : plus aucun appel depuis septembre 2025. Pour le reste, la base de données des subsides de VLAIO permet de filtrer par thème.
En Wallonie et à Bruxelles
Les deux autres Régions ont leurs propres aides, avec leurs propres conditions, destinées aux entreprises qui y sont établies.
En Wallonie, les aides passent par les chèques-entreprises. Leurs règles en matière de numérique ont été modifiées par un arrêté ministériel du 9 juin 2026, publié au Moniteur belge du 2 juillet 2026 et en vigueur depuis le 12 juillet 2026. Les chèques de la thématique « numérique » visent désormais la transformation digitale des entreprises et la prise en compte de la cybersécurité, et l'arrêté supprime notamment le taux de 50 % prévu pour le chèque « maturité numérique ». Il ne s'applique pas aux demandes introduites avant son entrée en vigueur. Pour savoir quels chèques sont ouverts aujourd'hui, vérifiez sur le portail lui-même.
À Bruxelles, Bruxelles Économie et Emploi propose un outil qui liste les primes auxquelles une entreprise ou un indépendant bruxellois peut prétendre. Le ministre de l'Économie y annonce une adaptation temporaire du dispositif à partir du 12 août 2026, pour maintenir les aides aux investissements.
Avant de bâtir un projet autour d'un subside
- L'aide est-elle ouverte aujourd'hui ? Vérifiez sur la page officielle de l'aide, pas dans un article ni dans la brochure d'un prestataire.
- Paie-t-elle ce que vous achetez vraiment ? Une formation, un conseil, un projet d'innovation et la réalisation d'un site sont quatre choses différentes.
- Le prestataire doit-il être enregistré ou agréé ? Vérifiez-le dans la liste officielle avant de signer.
- Faut-il introduire la demande avant le début des travaux, ou dans un délai fixe ? Une demande tardive est en général refusée.
- Feriez-vous le projet au prix plein ? Sinon, il n'est peut-être pas encore mûr.
Si vous faites quand même réaliser un site ou une application
Nous sommes un studio de développement, pas un prestataire de formation ou de conseil subsidié, et nous ne sommes pas enregistrés pour le kmo-portefeuille. Ce que nous proposons, c'est un prix que vous connaissez avant de commencer.
Chez nous, un site coûte de 1 400 € pour la formule Site Starter à 6 000 € pour Site Business+, et il est en ligne 5 à 15 jours ouvrés après réception de vos contenus. Un MVP web, c'est-à-dire une première version utilisable en production par de vrais utilisateurs, coûte 14 000 € en 8 à 10 semaines. Si le périmètre n'est pas encore assez clair pour un prix fixe, le Product Decision Sprint (2 500 €, 5 jours ouvrés) le met d'abord par écrit. Tous les prix s'entendent hors TVA.
Ce que comprend chaque formule, et ce qu'elle ne comprend jamais, figure sur la page des prix. Ce qui compose le prix d'un site, y compris ce que vous payez chaque année, est expliqué dans Prix d'un site internet en Belgique. Plus d'informations sur la création de sites et le développement de MVP.
